M. Le Président

« Monsieur le Président, j’vous écrit cette bafouille,
que vous lirez sûrement, si vous avez des couilles… »

Ainsi chantait  Renaud en reprenant le célèbre poème de Boris Vian.

Je viens de vous voir dans votre interview que vous donnâtes sur TF1. Et là, je tombe lourdement des Nues (enfin pas tant que ça).

Pèle mêle vous parler de plus forte imposition, de plus grande rigidité de l’État, d’un recrutement massif de fonctionnaires, d’aides et de subsides en tous genres.  Bref, M. Le Président, vous nous parlez encore de ces bonnes vieilles recettes Keynésienne qui ne fonctionnent pas depuis qu’elles ont été déclamées par le chantre de la ruine des Nations, le Dr. Keynes lui même.

Hélas, M. Le Président, mille fois hélas !

Saviez-vous M. Le Président que ces recettes tiennent bien plus de la magie économique mâtinée style méthode Coué : « ça va marcher ! ça va marcher ! ça va marcher ! … » que de réelle politique économique. Saviez-vous que votre absolue obsession de tout vouloir contrôler n’aura pour conséquence que la ruine absolue et totale de notre bien aimé pays : la France. Vous voulez nous prouver que vous, le sauveur héroïque de la Nation, vous pouvez faire quelque chose. Vous devriez, je pense, mettre une jolie cape rose sur vos épaules, vous seriez encore plus crédible.

Vous faites bien, M. Le Président de ne pas vouloir insister sur la passif peu glorieux de vos prédécesseurs, car  vous en fîtes parti.

Depuis maintenant 30 ans, ce pays glisse dans une terrible et lente agonie, depuis 30 ans nous entendons que l’État peut tout, que l’État peut soulager la misère des plus pauvres. Mais M. Le Président, les pauvres n’ont besoin que de travail, et le travail est un problème économique et non pas politique.
Si le travail était un problème politique, vous et la cohorte de ministres qui vous accompagnent auraient déjà réglés le problème depuis très longtemps. Or, ce n’est pas le cas.
Le travail (et son absence) est un problème économique. Si les plus pauvres n’ont pas de travail, c’est qu’il n’y en a pas ou alors que le marché du travail est biaisé par d’affreuses lois aussi stupides qu’idiotes ou encore, les deux.

Car, M. Le Président, vous nous parlez de taxes (10.000.000.000 €) supplémentaires, vous en appelez au « patriotisme économique » pour les plus riches (c’est à hurler de rire, à moins que ce soit à hurler de pleurs), alors commencez par vous même, vous être grassement payé il me semble et vous êtes « riche » au sens INSEE du terme (revenus supérieurs à  3.000 € / mois).

Vous qui avez ruiné la Corrèze avec vos mesures keynésiennes, vous vous apprêtez à faire la même chose avec la France les mêmes causes, engendrant les mêmes conséquences.;

« Répéter sans cesse la même chose en espérant des résultats différents est la définition même de la folie furieuse »
Albert Einstein

Et je crains de devoir vous dire, M. Le Président, que vous êtes un fou furieux.

Les politiques de relance de l’économie par la consommation ne fonctionnent pas si personne ne crée de richesses par son travail, personne ne peut en profiter, c’est à dire dépenser, faire en sorte que l’argent circule de nouveau. Car voyez-vous M. Le Président, l’argent et le travail en économie sont très intimement liés, on pourrait aller jusqu’à dire que c’est la même chose… Payer des gens à ne rien faire, que ce soient des fonctionnaires ou des RMIstes (RSAïstes ?) n’est pas une bonne idée en soi, c’est même une très mauvaise idée.

Alors que faire ?

Il ne vous reste que deux solutions :

  1. Attendre que le cataclysme survienne (et il surviendra) et vous pourrez dire : « Ce n’est pas de ma faute, ce sont les méchants du FMI (variante « Les méchants Allemands ») qui m’obligent à le faire »,
  2. Prendre le taureau par les cornes, mettre votre jolie cape rose et jouer à « Super Sauveur De La France ».

Car c’est bien de cela dont il s’agit, M. Le Président, il s’agit ni plus ni moins de sauver la France, de faire de profondes et durables réformes du système et pour commencer :

FOUTEZ NOUS LA PAIX

Je n’ai que faire de vos pléthores de fonctionnaires qui vont encore plus me sucer mon pognon, je n’ai que faire de vos emplois « d’Avenir » qui n’ont d’avenir que le nom car au bout de deux ans, hop ! dehors et on remplace par une nouvelle fournée.

Alors, M. Le Président, foutez nous la paix, réformez correctement ou partez, vous n’avez été élu que par 47 % des Français.

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