Ce que vous appellez « rigueur », j’appelle ça « bonheur »

J’imagine un pays dans lequel être au chômage n’est pas une fatalité.

J’imagine un pays dans lequel le personnel de l’administration est normalement serviable car comme tout le monde, il ne voudra pas se faire virer.

J’imagine un pays dans lequel je pourrais entrer en contact avec un employeur le lundi, poser ma démission le lundi après-midi et commencer dans ma nouvelle boîte le lundi suivant, sans que cela ne pose problème à qui ce soit.

J’imagine un pays dans lequel on me prélève mes impôts directement à la source parce que le système est simple et sans niches fiscales destinées à favoriser les amis du pouvoir. Un pays à la fiscalité réduite.

J’imagine un pays dans lequel les hommes et les femmes politiques n’ont qu’un rôle, celui de rendre mon cadre de vie plus agréable et sans se mêler de ma vie privé.

J’imagine un pays dans lequel je pourrais mettre en concurrence les écoles pour mes enfants et leur trouver la meilleure possible en fonction de leur aspiration,  de mes moyens et de mon temps.

J’imagine un pays dans lequel le prix de l’essence n’est pas exorbitant à cause des taxes.

J’imagine un pays dans lequel je ne serais pas infantilisé mais au contraire libre de faire ou ne pas faire ce qui me plaît. Être libre d’échouer sans payer le reste de ma vie ou de réussir sans payer le fait de réussir.

J’imagine un pays dans lequel les médias ne sont pas sous la tutelle des puissants car ils ne sont pas subventionnés à outrance.

J’imagine un pays dans lequel devenir riche sans gagner au Loto n’est pas suspect mais au contraire encouragé.

J’imagine un pays dans lequel un clochard peut devenir puissant et un puissant, clochard.

Ce pays existe mais ce n’est pas la France.

Ce pays cauchemardesque pour les politiques et les syndicalistes (ce qui revient plus ou moins à la même chose) sera le résultat d’un bien méchant mot: La Rigueur, pire pour eux encore : La Mise sous tutelle par le FMI.

Car ce qu’on appelle la rigueur, j’appelle ça du bonheur. Le bonheur de ne pas avoir à payer des taxes assassines qui ne servent qu’à engraissé quelques uns tout en n’incitant pas les plus courageux à travailler plus que de raison, le bonheur de choisir un nouveau patron dans la semaine et non plus en deux mois, le bonheur… Le bonheur quoi.

Et le bonheur, ça rend heureux.

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