Je suis libéral par philosophie

Quel étrange paradoxe !

Il peut exister des libéraux économiques qui ne sont pas vraiment pour la liberté individuelle (ne riez pas, j’en connais au moins un). Mais il n’existe pas de libéraux philosophiques qui soient contre l’économie de marché.

Je suis un libéral par philosophie. Je veux que tous les êtres humains soient libres.

Je veux que les êtres humains pensent, agissent, circulent, s’expriment sans aucune autre contrainte que la Loi. Et pour moi, cette loi doit-être la plus simple et la plus générique possible.Oui, je suis pour une liberté totale d’expression, même si elle me dérange.

Et par conséquence, je suis pour la liberté d’entreprendre, pour la liberté de s’enrichir et même la liberté de ne rien faire du tout.

Il faut juste en assumer les conséquences.

Si quelqu’un choisi de ne rien faire, c’est son problème. Qu’il ne vienne pas après réclamer de l’argent à la société pour vivre.

Par contre si quelqu’un chute dans sa vie, il peut avoir besoin qu’on l’aide pour redémarrer. Mais cette chute doit s’accompagner de conséquences.
Il existe en Alsace une loi sur la faillite personnelle. Vous avez des dettes, on vous prend tout, mais vraiment tout et après vous n’avez plus de dettes. C’est certes très violent, mais vous pouvez repartir sur de bonnes bases.

Au lieux de ça, dans ce pays, quand vous chutez, on ne vous prend rien tout de suite, mais lentement et sûrement au fil des jugements des tribunaux, on  vous prend qui ceci, qui cela. Vous vivez en permanence dans l’incertitude. Et si vous avez de la chance, vous pouvez vous relever, mais en titubant. Vous n’êtes jamais à l’abri d’une saisie ou de quelque chose que vous n’aviez pas pris en compte.

Je le sais, je l’ai vécu.

On veut protéger l’emprunteur contre lui-même et l’emprunté contre l’emprunteur…

On fini par ne protéger personne. La culture du risque n’existe alors plus. Les forces qui agissent pour tendre vers l’équilibre n’existent plus, et tout le monde est perdant.

Actuellement, notre société n’est pas libre et l’est de moins en moins. Je n’ai plus le droit de faire une blague sur les juifs ou les homosexuels sans qu’immédiatement on me regarde courroucé. J’écoutais avec plaisir un sketch de Pierre Desproges qui n’a pas encore été attaqué par une quelconque association uniquement parce que Desproges est un monstre sacré.

Les Juifs by pierredesproges

Mais dire ce sketch est maintenant impensable de nos jours ! On ne peut plus le dire.

Vous appelez ça être libre vous ? Pas moi.

Être libéral par philosophie implique que parfois, on doit laisser les extrêmes s’exprimer, mais s’ils prônent la suppression des libertés. Et réciproquement, si d’aucun est « anti-libéral » c’est qu’il est par nature contre la liberté.

Le plus dur quand on se converti au libéralisme n’est pas de le dire en public (quoique). C’est surtout d’accepter que nous n’avons de contrôle sur rien et qu’il faut accepter que ses idées, ses projets, ses actions obéissent à la loi des marchés car ce qui est la base du libéralisme c’est la liberté, et cette idée déplaît à beaucoup qui pensent qu’ils doivent contraindre le monde à leur idées, leurs projets, leurs actions.

La société humaine est un système chaotique auto-stable. Si vous proposez quelque chose qui n’aura pas de réponse du marché, alors inutile d’insister trop longtemps.

C’est valable pour toute chose. Ce sont les lois sur la protection des « plus faibles » qui est la cause de la déchéance des plus faibles.

Et si vous pensez que le plus faible ne pourra jamais rien faire contre les plus forts, essayez de dormir avec un moustique…

Les dinosaures étaient les plus forts, mais ils ont disparu.  Dans les années 1960, tout le monde pensait qu’IBM allait dominer le marché de l’informatique, dans les années 90 que Microsoft allait écraser le marché du PC et qu’Apple allait disparaître… Rien n’a été plus faux.

Même les monopoles disparaissent avec le temps. Si l’URSS a fini par disparaître, c’est que sur la marché de la politique, le collectivisme ne répondait pas à un besoin. Si le collectivisme était à ce point bon pour nous, nous serions tous communistes, et c’est très loin d’être le cas.

Les Hommes doivent être libre et répondre librement à des stimulus eux-mêmes librement mis en place.

Et je suis prêt à mourir en défendant cette idée.

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