Les idées libérales avancent, n’en déplaise à M. Bénard

Je suis en train de lire un Balzac, « Pierrette ». Et ce qui m’a le plus frappé, c’est qu’il y parle des « libéraux » comme des espèces de monstres. En fait, les personnages libéraux principaux sont des monstres, alors que le Parti Libéral y est dépeint comme un parti politique proche du peuple. Ce qui était valable du temps de Balzac l’est tout autant maintenant. En témoigne le courrier des lecteurs extraordinaire que M. Bénard a cru bon envoyer au Journal de l’île.

Dans une suite d’affirmations toutes plus crétines et assommantes les unes que les autres, Bénard se veut le pourfendeur du turbo-libéralisme qu’il a participé à mettre en place.

Sous l’incroyable titre : « Être libre, c’est appartenir … », ce grand mamamoutchi a roulette qui a fini de purger sa peine inéligibilité attaque en règle le libéralisme ou du moins ce qu’il croit être le libéralisme.

Et il commence fort le samovar ! « Le libéralisme gangrène notre économie » WTF ! Mais de quel libéralisme nous parlons là ? Celui de Papi Bénard qui pose comme principe socialo-communiste du partage unilatérale ?

Il fantasme ensuite sur une espèce de capitalisme de connivence qu’il a par maintes occasions appliqué à la lettre.

Et il continue l’imbécile. Je cite pêle-mêle car la lecture est relativement indigeste :

  • Le libéralisme a cassé le modèle français
    Il est parfaitement exact que le modèle Français (mettre des roucoulades dans les r) est si à la pointe de ce qui se fait de mieux pour les peuples que tout le monde s’empresse… de ne pas y adhérer. Mieux ! Ce modèle français si cher à Montebourg et à notre portefeuille est en pleine décrépitude et doit emprunter plus de 200 milliards d’euro par an pour subsister.
  • Le libéralisme a amené l’individualisme
    Car oui ! Pour le chantre du repliement sur soi même et de la vue courte, le mal, c’est l’anglais dans sa variante américaine. Et ce grand corniaud de mélanger le laisser-faire propre aux libéraux avec le laissez-passer qui n’est pas une doctrine libérale, mais bien anti-libérale. et le voilà, ce microscopique individu, ce paltoquet, ce pigniouf qui n’a de cesse de vouloir retourner au pouvoir pour mieux taper dans la caisse comme il l’a si brillamment fait précédemment par le passer, le voilà donc, en train de mélanger racisme, ségrégation, et tout un tas de concepts que lui, le « gros blanc » bien riche et bien vertement condamné par la justice se permet de nous asséner.

    Le libéralisme, c’est l’individualisme pour tout le monde, chacun est responsable de ce qu’il fait sans considération aucune pour la couleur de la peau de celui qui le fait.

  • Blabla bliblou sur les mulsmans, le communautarisme, etc. etc.
    On y retrouve l’idéologie fortement teintée de l’extrême droite.

Comme le boug’ a bien établi dans un raisonnement à faire frémir par sa vacuité que le libéralisme, c’est le MAAAAAAL, le voilà, l’imbécile en train de faire un amalgame de pacotille entre nous, les libéraux et l’islam extrémiste et bien sûr pour finir avec le Front National, que lui, Super Bénard (avec un seul N), en bon national socialiste (car c’est ce qu’il est) vomît.

Oufff. Il était temps que j’arrête la lecture de ce pamphlet anti libéral parce que j’ai failli être converti à l’idiocratie qu’il prône.

Être libre, c’est n’appartenir à personne, être libre, c’est penser ce que l’on veut, comme on le veut. Être libre, c’est faire ce que l’on veut dans le pur respect de la loi et des autres.

Ce que Bénard et les étatistes ne peuvent pas comprendre, c’est qu’un individu libre, ne veut dépendre que de lui-même pour s’en sortir, c’est ça le concept initial d’individualisme.

La racine de libéral est liberté. Ni plus ni moins. Et c’est ce que craint le plus l’ami Bénard.

Mais là où je veux en venir, ce n’est pas sur le discours imbécile de cet emmanché qui se prépare aux élections de 2014. Ce qui m’a le plus intéressé, ce sont les commentaires des lecteurs.

Tous se réfèrent à liberté et tous décrédibilisent le bon aryen, le mauvais à tout, l’ancien maire de Saint Paul. Tous les commentaires des lecteurs furieux que la rédaction du JIR ait laissé passé une tartuferie pareille.

Je l’ai constaté depuis quelques temps déjà. Dire qu’on est libéral n’est plus une grossièreté et elle permet même de faire avancer la pensée libérale.

Le libéralisme a tellement été attaqué, que les personnes qui m’écoutent cherchent à comprendre. L’effet Streisand dans toute sa splendeur.

Oui le libéralisme avance, oui, le peuple exige des comptes à ses dirigeants et non, il ne veut plus entendre plus de contrôle et plus de lois mais au contraire, plus de liberté et plus d’individualisme.

Plus vous nous attaquerez, et plus nous serons fort.

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