Et si ce n’était pas de l’incompétence

orwellMon dernier billet a maintenant plus de six mois. Je n’ai plus rien écrit car j’ai eu cette idée qui m’a taraudé l’esprit. Au début, ce n’était qu’une simple pensée. Une pensée toute bête, une idée. Le problème des idées, c’est qu’elles grandissent dans votre esprit, elles prennent de l’ampleur, s’étoffent. Pour finir par prendre toute leur place.

Je regardais tranquillement les hommes et femmes politiques se débattre contre leur crise qu’ils nous ont créée avec leurs petits doigts potelets. Je les regardais comme on peut regarder une mouche épinglée sur une planche : ça frétille, ça fait beaucoup de bruit, mais au final, ça ne fait rien.

Je suçotais en esprit le dicton anglais

Il ne faut pas expliquer par la malice ce qui peut l’être par l’incompétence

Et l’idée, la voilà : Et si justement c’était de la malice.

Car quand même, aligner avec une telle méthode des lois toutes plus branquignolettes les unes que les autres depuis maintenant 30 ans, promulguer avec une telle régularité des lois qui réduisent de plus en plus notre liberté. Ça laisse rêveur.

Et ça me fait penser tout de suite à la théorie de la grenouille. Si l’on prend une grenouille et qu’on la plonge dans l’eau bouillante, elle cherchera immédiatement à s’échapper, par contre, si on place dans l’eau froide et qu’on chauffe l’eau tout doucement, elle finira par mourir ébouillantée car elle ne pourra pas déterminer le seuil de dangerosité de la température.

Si nous prenons un français de 1974 (date des premières lois imbéciles) et qu’on le plonge dans le bain de 2014, il est évident qu’il sort sa guillotine de poche et cherche quelqu’un sur qui s’en servir de manière assez frénétique.
Si nous prenons ce même français de 1974 et qu’on lui donne mille et uns sujets pour lui faire peur (à l’époque, 1 million de chômeurs, le choc pétrolier, la montée en puissance de l’URSS, …). Petit à petit, sa vision se trouble, petit à petit, son jugement se fausse. Il ne reste plus qu’à attendre qu’un ou deux illuminés fasse n’importe quoi.

Si l’eau chauffe trop vite (comme en 1981 avec Mitterrand), ça gueule, ça couine, ça révolutionne.
Mais si on s’invente un chouette ennemi, Sadam Hussein en 1990, Al Qaida en 2000, Bachir el Assad maintenant, mais ça vient juste de merdouyer un poil (nous sommes en attente du prochain méchant méchant pas beau), alors notre jugement se trouble encore plus. La peur augmente. On peut proposer des trucs impensables il y a seulement quelques années : « Nous allons mettre des caméras partout, comme ça, vous serez en sécurité ». Ce qu’on oubli de dire, c’est qu’effectivement, on est en sécurité, mais uniquement dans le champs de vision de la caméra…  « Nous allons mettre en place des systèmes de lectures de vos messages, comme ça, nous allons pouvoir mettre en prison les pédo-nazi de confession musulmanique extrêmiste  mangeurs d’enfants », mais je suppose que l’échange de message sur du papier est nettement plus efficace pour transmettre des messages secrets (les « Pizzini (en) de la mafia italienne).

Est-ce que nous sommes assez stupides pour écrire en toute lettre : « Je vais faire un attentat le dimanche 32 février au coordonnées suivantes et voici la liste de ceux qui m’aident à le faire » ? Allons tsss tsss tsss.

Réfléchissez un instant. A quoi peuvent bien servir toutes ces caméras, tous ces systèmes de surveillances, toutes ces lois… Mettez ça en corrélation avec des technologies informatiques sympathiques, comme la reconnaissance faciale, la reconnaissance vocale, et tout plein d’autres joyeusetés marrantes, vous mélangez frénétiquement et vous obtenez… encore plus de peur et une magnifique dictature qui ne dit pas son nom (pas tout de suite).

Autre indice. Tout ces joyeux guignols du gouvernement viennent tous des mouvances communistes, et même s’ils disent socialistes, ce sont des communistes, et le communisme ne peut s’imposer que si:

  1. L’argent n’a plus de valeur (voir les tripotages monétaires),
  2. Le peuple est pauvre.

Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment. La planche à billets fonctionne à plein rendement au plus grand mépris de la réalité économique, la France et l’Europe en général se paupérise à vitesse grand V.

Tout cela n’augure rien de bon.

Donc, c’est petite idée toute simplette est : « Et si ce n’était pas de l’amateurisme, mais une volonté réelle d’imposer le socialisme avec son corolaire, la dictature ». Tout est prêt pour qu’une homme (ou une femme) dur(e) arrive au pouvoir et se retrouve avec une magnifique machine à broyer les dissidents flambant neuve.

Cette simple idée a largement suffit à me mettre le moral à plat. Je n’ai pas la réponse. Tout ce que je sais, c’est que nous avons mis un pied dans le totalitarisme avec la loi de programmation militaire 2014-2015, et que ce n’est pas bon. Pas bon du tout.

Si c’est volontaire, c’est en soit effrayant, mais si c’est juste de l’incompétence, c’est encore plus terrifiant.

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